Notes sur le racisme, IIe partie

Les races humaines ne sont pas que des constructions sociales.

2017-07-15, mise à jour 2017-07-16

Le terme « racisme » est souvent utilisé de façon déformée par de faux antiracistes, surtout des islamistes, dans un but politique malhonnête. Nous devons insister sur le sens originel du terme afin d’éviter cette manipulation.
Ce blogue poursuit les thèmes abordés dans mon blogue précédent Notes on Racism, Part I ainsi que dans l’article Amalgamer race et religion relève de l’incompétence paru dans le Huffington Post Québec et sur le site de Libres penseurs athées.

Summary in English
The term “racism” is frequently misused by false anti-racists, expecially Islamists, for dishonest political reasons. We must insist on its original meaning in order to counter such manipulation.
This blog continues discussing themes first presented in my previous blog Notes on Racism, Part I and in the AFT blog Conflating Race & Religion Shows Incompetence.

Je rejette l’idée que la race et le racisme soient des constructions purement sociales.

Cette précision est devenue très importante à cause d’un phénomène qui empoisonne les débats politiques depuis quelques années : le faux antiracisme. Il s’agit d’une tendance politique à dénigrer ses adversaires par de fausses accusations de racisme basées sur des critères que n’ont rien à voir avec la race. L’exemple le plus courant concerne les islamistes qui réagissent aux critiques de leur idéologie par des accusations de « racisme » ou d’« islamophobie » (ce « racisme imaginaire » pour reprendre la belle expression de Pascal Bruckner). Une idéologie politico-religieuse comme l’islamisme n’est aucunement une race. Confondre race et religion est une imposture. Les fausses accusations de racisme sont tendancieuses, odieuses et diffamatoires. Il est devenu donc urgent de dénoncer cette imposture en insistant sur le vrai sens des mots.

Si le terme « race » est vidé de son sens — en prétendant que les races soient de pures constructions sociales, sans base génétique — alors, cela permet aux islamistes de redéfinir le terme « racisme » pour vouloir dire n’importe quoi qui serve leurs intérêts, et le « n’importe quoi » dans ce cas, c’est l’appartenance religieuse. Afin de nous opposer aux faux antiracistes, nous devons insister sur la base génétique de la race et du racisme. Sinon, les islamistes peuvent allégrement galvauder le terme. D’ailleurs, leurs fausses accusations finissent par trivialiser le vrai racisme, rendant plus difficile la lutte contre le vrai racisme.

Le choix d’utiliser ou non le mot « race » est un choix politique, pas une question scientifique. On peut changer de terme — par exemple « variété » ou « groupe génétique » — pour éviter le mot race mais la réalité derrière reste la même. Ces variétés existent, c’est une évidence, une constatation objective. D’ailleurs, si on se prive du mot « race », les termes comme « racial » et « raciste » sont alors privés du lien avec leur racine, ce qui nous empêche de critiquer les dérives des faux antiracistes et des vrais racistes. Donc, pour le moment, je continue à l’utiliser.

Qu’est-ce que c’est la « race » ? C’est une classification taxonomique à l’intérieur de la sous-espèce, donc très fine. Nous, les humains, sommes des animaux et évoluons comme les animaux. Normalement (incluant chez les humains), l’évolution des variantes est le résultat de la sélection naturelle, mais, pour un petit nombre d’espèces domestiques, la sélection artificielle joue un rôle important. Les races (chez les humains du moins) sont des ensembles aux frontières très floues. Y en a-t-il cinq ou 50 ou 500 ? Difficile ou impossible de les compter car cela prendrait des démarcations, des frontières claires. La race est une affaire de populations et de statistiques, pas d’individus ou de certitudes.

Il n’y a qu’une espèce humaine. Il n’y a même pas de sous-espèce dans l’espèce humaine à ce que je sache. (Mais cela aurait pu se produire, par exemple si les Néandertals vivaient encore, séparés de nous.) La « race » est une catégorie encore plus fine que la sous-espèce. Les différences entre les races humaines sont plutôt superficielles et infimes (mais tout de même parfois évidentes) par rapport à ce que tous les humains ont en commun. Ces différences peuvent parfois être importantes, par exemple dans l’étude des maladies héréditaires. Avec la mixité, ces différences vont en s’estompant. (Par contre, les différences peuvent aussi devenir plus importantes si des populations évoluent dans des milieux bien séparés. Par exemple, si les humains réussissaient à coloniser une autre planète pour suffisamment de générations, cela pourrait engendrer l’évolution de différences majeures.)

Qu’est-ce que c’est le racisme ? C’est la discrimination basée sur la race, c’est-à-dire sur le patrimoine génétique de la personne. Les racistes exagèrent les différences entre les races, sous-estimant ce que nous avons tous en commun, et ils essaient de hiérarchiser les races pour en faire des « supérieures » ou des « inférieures », préconisant souvent des rapports de domination et de soumission.

Pourquoi le racisme est-il si répréhensible ? Pour deux raisons au moins :

  1. Parce que ce n’est pas scientifiquement valable, puisque les différences entre les races humaines sont superficielles et infimes par rapport à ce que tous les humains ont en commun.
  2. Parce que c’est discriminer sur un attribut inné de la personne, un attribut qui est inchangeable, que la personne ne peut ni choisir ni contrôler. (Par contre, la religion est un attribut acquis, comme une opinion politique.)

Nier l’existence des races humaines pour s’opposer au racisme (ou à son cousin le darwinisme social), c’est jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est jeter Darwin par-dessus bord et prôner l’ignorance scientifique. C’est supposer que les gens sont tellement abrutis qu’ils ne sont pas capables d’entendre parler des mécanismes de l’évolution sans tomber dans la promotion de la ségrégation raciale.

Si les races existent chez les autres animaux, elles peuvent très bien exister chez les humains. Reconnaître leur existence, cela n’a en soi aucune implication politique. Mais si on nie leur existence en prétendant que c’est purement de la construction sociale, sans base génétique, cela veut dire que l’on est prêt à mentir pour la cause. Le mensonge n’est pas une bonne stratégie, surtout à long terme, même si la cause est noble. Surtout si la cause est noble.

Nier l’existence des races humaines, c’est donner un statut très particulier à une espèce ; c’est fortement apparenté au créationisme. En effet, pour que la variation génétique chez l’espèce humaine soit si parfaitement homogène, cela prendrait pratiquement une création ex nihilo. Et une fois l’espèce créée, maintenir son homogénéité malgré les très divers milieux géographiques, climatiques et autres dans lesquels les humains évoluent, cela exigerait une continuelle intervention divine ou autrement magique.

Si dans le présent blogue je fais des erreurs au niveau scientifique, n’étant pas expert en sciences biologiques, alors je vous invite à me les signaler. Toutefois, je rejette d’emblée et catégoriquement tout propos diffamatoire à mon sujet.


Prochain blogue : Pride & Shame in Toronto & London

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