L’ineptie d’Émile Bilodeau

2020-07-01

Ma réplique à un texte de Madeleine Pilote-Côté, intitulé Quand le désaccord suscite la haine, paru le 29 juin 2020 dans le Journal de Montréal.

Summary in English My response to an article by Madeleine Pilote-Côté, entitled Quand le désaccord suscite la haine (When Disagreement Gives Rise to Hatred), published in the Journal de Montréal on 29th June 2020. Pilote-Côté objects to the fact that Émile Bilodeau, a singer who participated in the recent broadcast of Quebec’s Fête nationale, was criticized for wearing an anti-Bill-21 lapel pin during the show.

Madame Madeleine Pilote-Côté,

Dans votre texte du 29 juin 2020, vous vous fâchez du fait que le chanteur Émile Bilodeau ait été vertement critiqué pour avoir porté un macaron anti-Loi-21 durant le récent spectacle de la Fête nationale. Vous dites même qu’il aurait reçu des menaces de mort. Évidemment, de telles menaces sont inacceptables, peu importe la situation. Mais le geste d’Émile Bilodeau était tout de même inapproprié.

Sur la même scène que le jeune Bilodeau se trouvait aussi Paul Piché qui, à ce que je sache, appuie la laïcité ; du moins, il a accordé son appui à la Charte de la laïcité proposée en 2013-2014 par l’ancien gouvernement du PQ. Mais Piché a été discret ; il n’a pas affiché de macaron pro-Loi-21. Un tel affichage aurait été déplacé aussi dans le contexte de ce spectacle. Pourquoi les opposants de la laïcité n’ont-ils pas le même savoir-vivre que ses défenseurs ?

Pour la Loi 21

D’ailleurs, Mme Pilote-Côté, dans votre texte vous véhiculez des faussetés au sujet de la Loi 21. Cette dernière n’est aucunement discriminatoire car elle s’applique à toutes les religions et à toutes les personnes, aux hommes autant qu’aux femmes. La Loi 21 ne demande pas « à des gens de renoncer à leurs valeurs » comme vous le prétendez ; au contraire, elle ne fait qu’imposer une contrainte de comportement raisonnable à certains fonctionnaires pour des raisons d’éthique professionnelle. Vous avez le droit de vous opposer à cette Loi, mais il est inacceptable de la présenter sous un faux jour comme vous le faites éhontément.

Macarons Loi 21

L’indiscrétion d’Émile Bilodeau lors de ce spectacle de la Fête nationale québécoise est particulièrement saugrenue. L’opposition à la Loi 21 provenant du Canada hors Québec est d’une intensité, d’une hystérie et d’une malhonnêteté si extrêmes qu’il faudrait la qualifier de campagne de propagande haineuse anti-québécoise. En effet, à écouter ces opposants de la laïcité — qui répètent ad nauseam les mêmes faussetés que vous —, on dirait que le Québec serait un véritable cloaque de persécution religieuse, de xénophobie et pire.

Dans ce contexte où les Québécois sont actuellement la cible de cette atroce propagande, l’ineptie d’Émile Bilodeau est flagrante. Lors d’un spectacle ayant pour but de célébrer la fierté nationale d’un peuple, afficher sa solidarité avec la haine contre ce même peuple est tout à fait déplacé.

David Rand, Montréal


Prochain blogue : Racialism versus Secularism

Décision de la Cour d’appel du Québec, 2019-12-12

Quelques remarques préliminaires

2019-12-18 (2020-07-29, lien corrigé)

Le 12 décembre 2019, la Cour d’appel du Québec a rendu sa décision dans le cas de Hak, CNMC et ACLC contre le Procureur-général du Québec, N° 500-09-028470-193 (copie locale), refusant la demande de suspendre le Loi 21 en attendant la décision sur le fond de la question.

English This blogue is also available in English under the title: Quebec Court of Appeal Ruling, 2019-12-12.


Les enjeux

Il s’agissait de suspendre, ou non, deux articles de la Loi 21, Loi sur la laïcité de l’État :

  • L’article 6 qui interdit le port de signes religieux à certains fonctionnaires (spécifiés à l’Annexe II de la Loi) au travail.
  • L’article 8 qui stipule que les services publics doivent être fournis et reçus à visage découvert.

Dans ce litige, deux articles de la Charte canadienne des droits et libertés, qui fait partie de la Loi constitutionnelle canadienne de 1982, sont souvent cités :

  • L’article 28 qui garanti l’égalité de droits et libertés aux personnes des deux sexes.
  • L’article 33, la fameuse clause dérogatoire, qui permet aux législateurs d’adopter une loi qui déroge à certains articles de cette Charte.

Les juges et leurs décisions

Il y avait trois juges, dont deux ont rejeté la demande de suspension. Donc la demande est rejetée à la majorité.

  • La juge en chef Nicole Duval Hesler, qui aurait accueilli la demande de suspendre l’article 6 qui interdit le port de signes religieux (mais pas l’article 8).
  • La juge Dominique Bélanger, qui a rejeté la demande.
  • Le juge Robert M. Mainville, qui a rejeté la demande.

La plupart du document du jugement consiste en les motifs de chacune et chacun des trois juges.

Quelques observations pêle-mêle

  • Les juges Duval Hesler et Bélanger parle souvent de discrimination contre les croyants dans la Loi 21 ! Mais évidemment c’est faux, car cette Loi s’applique à toutes les religions.
  • Les juges Duval Hesler et Bélanger parle souvent de discrimination contre les femmes dans la Loi 21. Mais évidemment c’est faux, car cette Loi s’applique à toute personne, femme ou homme. Par contre, le juge Mainville n’est pas dupe. Il donne l’exemple d’un homme qui est interdit de porter un turban sur un chantier de construction puisque le port du casque y est obligatoire : mais on ne parle pas de discrimination contre les hommes.
  • C’est une évidence : la Loi 21 ne discrimine pas les femmes. Au contraire, ce sont les religions qui discriminent les femmes et c’est surtout l’islam, cette religion la plus misogyne de toutes les grandes religions, ou du moins sa variante fondamentaliste l’islamisme ou l’islam politique, qui en fait le plus. En imposant le port du voile qui fait partie de son programme politique, l’islamisme génère davantage de femmes qui contreviennent à la Loi 21.
  • Au paragraphe [123], le juge Mainville constate implicitement cette situation en écrivant que « les appelants ne font plus le débat des signes religieux. Ils limitent le débat portant sur l’article 28 au foulard islamique et au voile intégral. » Ainsi, ce n’est pas la Loi 21 qui vise les femmes musulmanes, ce sont les plaignants (et l’islamisme derrière eux) qui visent les Musulmanes.
  • Pourquoi la juge en chef Duval Hesler considère-t-elle que la Loi 21 discriminerait les femmes, lorsque cela est évidemment faux ? Rappelons que cette juge a manifesté des préjugés favorables à l’idéologie du multiculturalisme. À ce sujet, plusieurs plaintes contre elle ont été déposées au Conseil de la magistrature. À titre d’exemple, cette juge a déclaré, pendant une des audiences, que la Loi 21 serait une réponse aux « allergies visuelles » de certaines personnes aux signes religieux. Cette déclaration ressemble énormément aux arguments habituels des adversaires de toute interdiction de signes religieux, ignorant volontairement et complètement les arguments à l’effet que de telles interdictions sont nécessaires pour protéger la liberté de conscience des usagers de services publics, et prétendant qu’il ne s’agisse que de lubies personnelles malsaines.
  • Un des préceptes de la laïcité, découlant du principe de la séparation religions-État, c’est que l’État ne reconnaît pas les religions et ne les privilégie pas, les croyances et pratiques religieuses étant donc entièrement la responsabilité des croyants et des croyantes. Mais les partisans du multiculturalisme canadien, par contre, adoptent l’attitude inverse : les multiculturalistes (c’est-à-dire les communautaristes) tiennent l’État pour responsable des conséquences des croyances et pratiques religieuses et doit les accommoder, d’où les fameux accommodements religieux. Les croyant(e)s sont ainsi déresponsabilisé(e)s. C’est le monde à l’envers. L’État doit se plier aux croyant(e)s ? Ahurissant ! Cette approche communautariste est incompatible avec la laïcité et son implantation au Canada est une autre preuve de la nécessité de la Loi 21. Il ne faut pas que l’État soit pris en otage par des gens qui choisissent de se transformer en panneau publicitaire pour une religion. Ce sont ceux et celles qui portent de tels signes qui demeurent responsables de leur choix.
  • Les juges parlent d’atteinte aux libertés ou aux droits fondamentaux de l’employé(e) de l’État, mais on ne mentionne jamais les atteintes à la liberté de conscience des usagers de service publics et des étudiants dans les écoles publiques. Les juges ne parlent que de l’« intérêt public » — ce qui est assez vague — sans spécifier que cet intérêt public est de protéger justement les droits fondamentaux de ces usagers et étudiants. Lorsqu’un(e) enseignant(e) porte un signe religieux, il ou elle fait de la publicité religieuse, c’est-à-dire du prosélytisme passif, et viole ainsi la liberté de conscience des ses élèves. Les droits ne sont pas absolus, puisqu’il peut y avoir un conflit entre les droits des uns et les droits des autres. C’est le cas ici. La solution évidente est que l’enseignant(e) s’abstienne de porter son signe religieux durant ses heures de travail, tout en maintenant son entière liberté en dehors du travail.
  • Selon la juge en chef, la clause grand-père dans la Loi 21 affaiblit la cause du gouvernement qui s’oppose au sursis (suspension) parce que cette clause indique qu’il n’y a pas d’urgence à imposer l’interdiction. Cela confirme que l’insertion de cette clause a été une très mauvaise idée.
  • Les motifs du juge Mainville comportent des éléments excellents en ce qui concerne la nature du voile islamique et la législation en Europe et ailleurs qui s’y rapporte : « plusieurs sociétés démocratiques et libérales ont adopté de telles mesures » écrit-il au paragraphe [139] en parlant de l’interdiction du port de signes religieux.
  • Même si Mainville rejette l’appel, et que ses motifs sont bien plus raisonnables que ceux des deux autres juges, dans le paragraphe [114] il semble malheureusement plutôt favorable à la thèse communautariste et antilaïque que l’État devrait tenir compte des exigences religieuses.
  • Les juges Duval Hesler et Bélanger ne parlent jamais de la possibilité d’enlever un signe religieux pour aller travailler. Pourtant, c’est exactement ce que la Loi 21 demande des fonctionnaires qui en portent. Mainville le mentionne une seule fois, je crois.
  • Les juges Duval Hesler et Bélanger considèrent que la Loi 21 violerait peut-être l’article 28 (égalité des sexes) de la Charte canadienne des droits et libertés, même si cela est évidemment faux. Plusieurs personnes de confession sikhe portent le turban, des hommes bien plus souvent que des femmes, mais comme écrit si bien le juge Mainville « on peut douter qu’il s’agisse aussi d’une discrimination fondée sur le traitement inégal du droit à la religion des hommes par rapport aux femmes. » La loi 21 ne discrimine personne : elle s’applique à toutes les religions et aux hommes comme aux femmes.
  • Même si la Loi 21 violait l’article 28, il n’a pas été établi que l’article 28 aurait préséance sur l’article dérogatoire 33. Les juges discutent beaucoup de cette question, mais ne se prononcent pas. Ainsi, il n’a pas été établi que la Loi 21 serait incompatible avec la Charte. Cette question sera débattue devant les tribunaux en automne 2020. En attendant, deux cours ont déjà émis des décisions (celle-ci du 12 décembre 2019, ainsi que celle du juge Yergeau le 18 juillet 2019) que, si violation il y a, elle n’est pas suffisamment urgente pour justifier une suspension de la Loi. Celle-ci demeure en vigueur.
  • De toute façon, du point de vue du Québec, la Charte n’est pas un document sacré. Elle fait partie de la constitution canadienne de 1982 à laquelle le Québec n’a jamais accordé son approbation. Ainsi, si le Québec doit légalement respecter cette Charte, cette obligation n’est pas morale. Si un jour la Loi 21 est abrogée, ce sera une grande injustice, un exemple de « la raison du plus fort ».

Prochain blogue : Quebec Court of Appeal Ruling, 2019-12-12

Ontario NDP: Still Crazy After All These Years

Follies of the Religious “Left”

2019-11-28, minor corrections 2019-11-29

A quick look at how the Ontario NDP has pandered to various religions over the years.

Sommaire en français Un bref aperçu de la pratique du clientélisme religieux par le NPD ontarien au fil des ans.

The Ontario New Democratic Party (ONDP), just like other branches of the ostensibly left-of-centre NDP, has always had a pro-religious bias. Back in 1985 under the Conservative government of Bill Davis, and well before the ONDP came to power in that province in 1990, the ONDP fully supported the extension of public funding to the parallel Catholic school system to 100%.

Some two decades later, it was NDPer and former attorney-general Marion Boyd who in December 2004 proposed including Muslim sharia law in arbitration of family law and inheritance. Fortunately, a widely based opposition, including even the French FNLP (Fédération nationale de la libre pensée), succeeded in convincing the Ontario government to reject this idea and, further, to remove recognition of other religious traditions. This prompted the Quebec National Assembly to adopt unanimously, on 26th May 2005, a motion opposing the implementation of Islamic courts in Quebec and in Canada:

« Que l’Assemblée nationale du Québec s’oppose à l’implantation des tribunaux dits islamiques au Québec et au Canada. »

Source

The motion, put forward by then-MNA Fatima Houda-Pepin, only one short sentence in length, does not mention any other province explicitly nor target any specific legislation.

Fast-forward to 2019. English Canada, or what is commonly referred to as RoC (outside Quebec) is rocked by an hysterical and irrational wave of anti-Quebec sentiment, motivated by a wanton misreading of Quebec’s new Bill 21 which (partially) implements secularism in that province. Unsurprisingly, the Ontario NDP has jumped on the bandwagon, even driving it. On 25th November, Andrea Horwath, ONDP MPP and Leader of the Official Opposition, proposed the following rather verbose motion, which was adopted unanimously by the legislature:

Whereas all people who wear religious symbols, including turbans, hijabs, kippahs, crucifixes and other articles of clothing that represent expressions of their faith, are welcome to serve the Ontario public; and

Whereas discrimination based on religion is prohibited by Canada’s Charter of Rights and Freedoms; and

Whereas Quebec passed legislation, Bill 21, that prohibits the wearing of religious symbols and violates the Charter of Rights and Freedoms; and

Whereas national civil rights groups including the Canadian Civil Liberties Association, the National Council of Canadian Muslims, B’nai Brith Canada, the World Sikh Organization, the Canadian Bar Association, Amnesty International, and the Centre for Israel and Jewish Affairs have all opposed Bill 21; and

Whereas municipalities across Ontario including Mississauga, Brampton, the Peel regional council and Toronto have already passed motions condemning the legislation;

Therefore the Legislative Assembly calls on the government of Ontario to communicate its opposition to Bill 21 by formally requesting the Quebec government immediately repeal Bill 21 and by intervening in any Supreme Court challenge of Bill 21 that may be heard by the courts.

Source

The organization Atheist Freethinkers has already responded to the above motion with a press release entitled “LPA-AFT denounces the hypocrisy and inconsistency of the Ontario legislature’s motion against Quebec Bill 21”. Suffice it to say here that Ms. Horwath’s motion indulges in gross exaggeration and misrepresentation of both the intent and scope of Bill 21, making assertions that have been refuted countless times already, both on this blog and elsewhere. Furthermore, it specifically targets legislation in another province and declares an intention to interfere with that province’s laws by means of a legal challenge. In addition, the motion expresses solidarity with some rather dubious organizations, in particular the National Council of Canadian Muslims.

But it gets worse. In her remarks made before the Ontario legislature in support of her motion, Ms. Horwath made a number of outrageous allegations. For example:

I believe that we in Ontario have to continue to stand up and speak out as Canadians against any form of discrimination, prejudice, racism and intolerance.…

No one should have to choose between their faith and their career. We all need to work together to fight Islamophobia, anti-Semitism and xenophobia wherever it happens and whenever and wherever we see it.

Affirming that Ontario values diversity…

…stand up and call out these kinds of discriminatory pieces of legislation and other acts of discrimination, racism, xenophobia, Islamophobia, anti-Semitism and anti-Black racism.…

Source

Ms. Horwath’s exaggerated statements vilify Quebec Bill 21, and indirectly the majority of Quebecers who support that very reasonable legislation, by associating it with discrimination and intolerance (Bill 21 is not discriminatory), by repeatedly evoking racism (Bill 21 has nothing to do with race), by using the nonsense term “Islamophobia” (which implies that criticizing a religion must be the result of a phobia, i.e. a mental illness). She and other participants in the debate on the motion also make liberal use of the fashionable buzzword “diversity” which is a form of virtue-signalling, so overused that it has lost much of its meaning. To use that word correctly, Bill 21 is secular legislation, and secularism is, among other things, a method of managing religious diversity, something of which the Ontario MPPs clearly have no understanding, or which they refuse to understand.

It does not stop there. You can, if you can stomach them, read the remarks of another ONDP MPP, Kevin Yarde, which are even more outrageous than those of Horwath. They basically amount to paranoia garnished with industrial quantities of whining about those poor religious victims “subjugate[d]” by “very barbaric” Bill 21.

The reality is that Bill 21 simply insists that State employees in position of authority be religiously neutral — in appearance, not just in their behaviour — while on the job. Why? In order to respect the freedom of conscience (which includes freedom of religion) of users of public services and students in public schools. This is eminently reasonable and helps protect freedoms, not threaten them. As I said in a talk at the Rationalist International conference in Cambridge, UK, last July:

For the State to be independent of religion and to show itself to be free of religious influence, both its physical installations and its human agents must be free of religious symbolism. Displaying a religious symbol on the wall of a State building or allowing a State employee to wear a visible religious symbol while on the job are both clear and obvious violations of religion-State separation. In either case, the religious symbol constitutes at the very least passive endorsement by the State of the religion being symbolized. An anti-religious or atheist symbol would also be unacceptable in both situations and for similar reasons.

Religion is, or should be, a private matter. When a religion practices exhibitionism, there is an obvious political purpose, a purpose which has no place in civic institutions.

When a public servant wears a religious symbol while on the job, they are saying that their religious affiliation is more important than their role as a representative of the State whose mandate is to serve the public. They are saying that their individual freedom of expression takes precedence over the freedom of conscience of the users and students whom they serve. This is backwards.

When the State bans the wearing of religious (or anti-religious) symbols by public servants while on the job, it is saying that it is committed to treating all citizens, all members of the public, equally and fairly, regardless of their religion or lack thereof. The State thus undertakes to respect the freedom of conscience of the users of public services and students in schools.

When a public servant refuses to comply with a ban on the wearing of religious symbols while on the job, they are saying that their religious practice is so fanatical, so fundamentalist, that they cannot even present a neutral facade when it is their duty to do so.

Source

As for the Ontario NDP, they are guilty of abject clientelism. They have completely prostituted themselves to religious apologists, especially the most pious and fundamentalist, whose goal is to maintain and extend the considerable religious privileges which they already enjoy.


Abbreviations used in the above article:

  • MPP = Member of Provincial Parliament
  • NDP = New Democratic Party
    NPD = Nouveau parti démocratique
  • ONDP = Ontario New Democratic Party
  • RoC = Rest of Canada

Next blog: Three Examples of Cultural (Mis)Appropriation

Le juge Yergeau reconnaît que la Loi sur la laïcité ne fomente pas la haine

La Loi 21 remporte la première bataille devant les tribunaux

2019-07-21, mise à jour le 2019-07-22

La Loi 21 du Québec vient de gagner sa première bataille devant les tribunaux. De plus, dans sa décision, le juge rejette la prétention malhonnête des antilaïques que cette législation serait, selon eux, une cause de haine contre les minorités religieuses.

Summary in English Quebec Bill 21 has won its first battle before the courts. Furthermore, the judge’s decision rejects the idea, dishonestly promoted by antisecularists, that Bill 21 somehow foments prejudices against religious minorities.

La Loi 21, Loi sur la laïcité de l’État, vient de remporter la première bataille devant les tribunaux. De plus le juge a reconnu dans sa décision que cette loi ne fomente pas la haine dont ses ennemis l’accusent. Au contraire, le but de cette législation serait plutôt d’apaiser de tels sentiments.

Le 18 juillet 2019, le juge Michel Yergeau a rendu sa décision dans une cause contestant la Loi 21 adoptée le 16 juin dernier par le gouvernement du Québec. Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC), l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC) et Ichrak Nourel Hak, une étudiante en éducation, s’étaient adressés à la Cour supérieure pour demander la suspension des articles 6 et 8 portant sur le port de signes religieux avant qu’un tribunal se penche sur la validité de la Loi. Dans le jugement, la demande de suspension est rejetée. En voici quelques extraits :

[116] La lecture attentive de ces déclarations [des demanderesses] sous serment, qui dans l’ensemble sont de la nature de l’opinion, pour nombre d’entre elles sont purement hypothétiques et souvent spéculatives, amène le Tribunal à conclure que les demanderesses n’ont pas démontré, comme il leur revenait de le faire, de dommages sérieux ou irréparables à l’étape de la demande d’injonction interlocutoire provisoire.

[136] Dans les circonstances, les demanderesses ont échoué à démontrer qu’il serait à l’avantage de l’intérêt commun de donner priorité à leurs préoccupations au détriment de la Loi qui a été validement adoptée.

[137] … les demanderesses ne répondent pas non plus au critère de l’urgence requis dans le cadre d’une demande d’injonction interlocutoire provisoire. …

C’est évidemment une excellente nouvelle, même si ce n’est que la première étape d’un processus qui risque d’être long. Il faut attendre la suite de l’affaire.

Il y a un aspect de la décision du juge Michel Yergeau que je trouve particulièrement pertinent :

[117] Essentiellement, ces déclarations reviennent à plaider la discrimination sur la base des pratiques religieuses auxquelles les déclarant(e)s assermenté(e)s ont choisi librement d’adhérer. Les regards hostiles que certains membres de la société civile porteraient sur eux et les paroles blessantes dont deux des déclarantes disent avoir été victimes ne sont pas le résultat de l’adoption de la Loi, compte tenu du peu de temps écoulé entre celle-ci et la signification de la demande introductive, mais sont le fait de déplorables dérives et d’une incivilité que la Loi cherche aussi à endiguer. Que certains dans la société se sentent affranchis aujourd’hui de clamer leurs préjugés plutôt que de les endiguer n’a pas pour origine la Loi sur la laïcité.

Ainsi, le juge dit clairement que, s’il existe dans la société québécoise des préjugés ou des comportements blessants à l’égard de certaines minorités religieuses, ce n’est pas le résultat de Loi 21. Au contraire, un des buts de cette Loi est justement d’endiguer de tels comportements !

Nous voilà devant une des plus ignobles stratégies utilisées par les ennemis de la laïcité afin de dénigrer et diffamer les gens (comme moi) qui appuient la laïcité : Ces ennemis nous accusent de promouvoir la haine de certaines minorités, d’attiser les animosités. Ils nous accusent de « racisme » et de bien d’autres péchés qu’ils imaginent. C’est de la poudre aux yeux, et le juge Yergeau a eu la perspicacité de rejeter cette foutaise dans le cas de la Loi 21 : en effet, cette Loi devrait améliorer la situation et réduire les tensions sociales, tout comme nous, les appuyeurs de cette législation, le disons et le souhaitons depuis belle lurette.


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A Reading List on Quebec Bill 21

Quelques lectures au sujet de la Loi 21 du Québec

2019-07-13, updated 2020-04-09

In EnglishEn français
The Bill itself, adopted 2019-06-16: Texte de la loi, adoptée le 2019-06-16 :
Court Challenges to Bill 21, legal documents.
  • Supreme Court of Canada, JUDGMENTS IN LEAVE APPLICATIONS, 2020-04-09, I. N. Hak, NCCM and CCLA v. A. G. of Québec, “The application for leave to appeal from the judgment of the Court of Appeal of Quebec (Montréal), Number 500-09-028470-193, 2019 QCCA 2145, dated December 12, 2019, is dismissed.”
Contestations de la Loi 21, documents légaux :
Previously existing legislation which imposes political neutrality on public servants:
Public Service Act, articles 10, 11 and 12.
Législation préalable qui exige la neutralité politique chez les fonctionnaires :
Loi sur la fonction publique, articles 10, 11 et 12.
On this website (my blog):  
On the AFT website: Sur le site LPA :
On other websites: Sur d’autres sites :

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Le crucifix enfin retiré !

2019-07-09

Aujourd’hui, le 9 juillet 2019, le crucifix accroché au mur du Salon bleu de l’Assemblée nationale à Québec a enfin été retiré !

Today, 9th July 2019, that notorious crucifix on the wall of the legislative chamber of the National Assembly in Quebec City was finally withdrawn!

Photos : Le crucifix retiré du Salon bleu de l’Assemblée nationale, Journal de Québec, 2019-07-09.

Avant, pendant et après
Cliquer pour agrandir
Avant, pendant et après le retrait du crucifix


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Le Québec est laïque !

2019-06-17

Une date historique et une grande victoire ! Le 16 juin 2019 L’Assemblée nationale a adopté la Loi 21 Loi sur la laïcité de l’État Le Québec est devenu un État laïque !

Communiqué du Rassemblement pour la laïcité, 2019-06-17 : Enfin la laïcité !

An Historic Date and a Great Victory! 16th June 2019 The National Assembly Adopts Bill 21 An Act respecting the laicity of the State Quebec Becomes a Secular State!

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Plaidoyer pour la laïcité dans les hôpitaux

2019-05-04

Il est à souhaiter que le projet de loi laïque proposé au Québec soit étendu pour s’appliquer au personnel dans les hôpitaux. Andréa Richard nous explique pourquoi.

Summary in English The draft bill on secularism proposed by the current Quebec government should be extended to apply to medical personnel in hospitals. Andréa Richard explains why.

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Le projet de loi 21 récemment proposé par le gouvernement du Québec — accueilli très favorablement, et par la population et par l’ensemble des associations laïques au Québec — représente une excellente avancée pour la laïcité. Toutefois ce projet de loi demeure très incomplet. Il interdit le port de signes religieux par les fonctionnaires en positions d’autorité, y compris les enseignant(e)s dans les écoles publiques, mais cette interdiction ne s’applique pas aux hôpitaux.

Andréa Richard, ancienne religieuse, auteure des livres Au-delà de la religion et Femme après le cloître et lauréate du Prix Condorcet-Dessaulles 2018, s’inquiète de cette lacune. Elle s’est donc adressée à la Commission des institutions de l’Assemblée nationale du Québec par le biais d’un mémoire dans lequel elle explique éloquemment la nécessité de neutralité religieuse chez le personnel médical. Ce mémoire n’est pas encore publié (il le sera éventuellement sur le site web de l’Assemblée nationale), mais Mme Richard m’a gentiment permis d’en citer quelques extraits. Elle présente d’abord la problématique :

Je me demande s’il vous serait possible, lors des échanges parlementaires, de soulever et de régler le problème réel que constituent les signes religieux ostentatoires portés par des médecins ou infirmières. Il serait opportun d’en parler maintenant pour que la Loi 21 sur la Laïcité en soit plus complète. Plus tard, il sera peut-être trop tard, et d’évidence plus laborieux.

Au fait, permettre aux médecins et infirmières de porter de tels signes constituerait un accommodement religieux, un privilège accordé aux religions, un avantage qui bénéficie à certain(e)s employé(e)s au détriment des autres. Ces accommodements religieux constituent forcément des entorses à la neutralité religieuse.

Ceux qui demandent aujourd’hui des accommodements de nature religieuse sont considérés par leurs communautés respectives comme des fanatiques. En leur accordant ce qu’ils demandent, nous ne servons pas le progrès de notre société, mais favorisons tout au contraire un fondamentalisme religieux qui freine son évolution.

Venons-en au cœur du problème, avec quelques exemples pour bien l’illustrer :

Dans un hôpital, des malades parfois ou souvent vulnérables, n’ont pas à subir des malaises devant des soignants qui se doivent d’être là pour le confort du patient. […]

Imaginez un homme mourant, qui aurait été, dans sa jeunesse, violé par un prêtre pédophile et qui voit arriver à son chevet un prêtre à col romain et crucifix, pour lui demander s’il veut les derniers sacrements ? Il y aura certes un malaise, et peut être plus…

Imaginons une musulmane hospitalisée qui a été battue par son père parce qu’elle ne voulait pas porter le voile et qui voit arriver, pour prendre soin d’elle, une infirmière ou une femme médecin voilée, quelle sera sa réaction ?

Parce que athée, mon beau-père avait demandé qu’advenant son hospitalisation de ne pas avoir de prêtre à son chevet. Or, l’aumônier de l’hôpital s’est présenté pour lui donner les derniers sacrements. Il était mourant, ne pouvant même plus faire signe de refus…

Les signes ostentatoires religieux ont comme signification ostensible une doctrine par-delà même notre seule et commune humanité. Ils sont l’image visible d’un intégrisme religieux.

Mme Richard répond très efficacement au jeu de victimisation que jouent certains apologistes religieux dans le but de dénigrer la laïcité :

Prétendre qu’une employée qui travaille pour l’État et qui ne veut pas enlever son signe religieux ostentatoire est renvoyée est tout à fait incongru, car c’est elle-même qui s’exclut en choisissant sa religion plutôt que son travail. Si quelqu’un considère qu’il ne peut obéir à des règlements établis, il lui revient de faire un choix entre ses convictions religieuses et ses obligations professionnelles.

La tolérance absolue n’est pas une vertu :

Si la tolérance est louable, une tolérance de l’intolérable peut facilement s’apparenter à une démission. Le signe religieux est, quant à lui, inapproprié sur le vêtement d’un fonctionnaire, car ce signe n’est pas « propre » à sa fonction. […]

La société de demain sera soit théocratique, soit laïque. Pour le bien des générations futures, il nous faut prendre nos responsabilités sans quoi elles nous taxeront d’être retournés au Moyen Âge et elles auront raison. […]

Accorder des accommodements religieux favorise le développement d’un communautarisme qui dissimulerait des visées intégristes et fondamentalistes. Parler au nom de Dieu c’est de l’usurpation. L’accepter c’est se rendre complice du mensonge.

Pour conclure, Mme Richard nous rappelle notre devoir de résister à la vague d’obscurantisme religieux qui déferle actuellement sur le monde :

Le fondement de toutes les religions repose sur un endoctrinement d’origine strictement humaine dont les préceptes sont erronés et forcément mensongers. Lorsque nous consentons des accommodements aux religions ou à leurs membres et que nous cautionnons d’une manière ou d’une autre, nous nous rendons complices des erreurs et des mensonges.

Une prise de conscience s’impose.


Prochain blogue : For Secularism in Hospitals

David Rand’s Personal Blog

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About this blog

À propos de ce blogue

This website is my personal blog—as opposed to blogs published on the site of Atheist Freethinkers (AFT). Here, most, but not all, of my blog articles are in English, accompanied by a brief summary in French, although some blogs are in French with an English summary and some are available in both languages. Most of my writings here deal with atheism, secularism and related issues, although not exclusively.

Ce site web est consacré à mon blogue personnel — pour le distinguer de blogues publiés sur le site de Libres penseurs athées (LPA). Sur ce site-ci, la plupart des billets de blogue (mais pas tous) sont en anglais, chacun accompagné d’un bref résumé en français. Mais quelques billets sont en français avec un résumé en anglais et certains sont disponibles dans les deux langues. La plupart traitent de l’athéisme, de la laïcité and de sujets connexes, mais parfois je m’aventure au-dehors de ces champs.



Some quotes from these blogs

Quelques citations de ces blogues

“The Islamist veil is a purity symbol, a form of slut-shaming. Wearing it means that other women who do not wear it, especially Muslim women who do not wear it, are impure, i.e. ‘easy.’”
Summary: The Islamist Veil

« s’il existe dans la société québécoise des préjugés ou des comportements blessants à l’égard de certaines minorités religieuses, ce n’est pas le résultat de Loi 21. Au contraire, un des buts de cette Loi est justement d’endiguer de tels comportements ! »
Le juge Yergeau reconnaît que la Loi sur la laïcité ne fomente pas la haine

“Given their lack of any plausible line of reasoning, antisecularists, in their vituperations against Quebec Draft Bill 21, have a strong tendency toward dishonesty, irresponsible speculation and sometimes complete nonsense. Here are a few examples.”
Quebec Bill 21 Causes Earthquakes, Anal Warts and the Collapse of Civilisation

« Lorsque le voile est porté par une enfant, cette ségrégation sociale est beaucoup plus sérieuse, privant la fillette d’une enfance normale en érigeant une barrière entre elle et les autres enfants. »
La CCDP endosse la maltraitance religieuse des fillettes

“Religious symbols are highly partisan and often political in their implications. It is reasonable to put restrictions on their display by public servants, similar to current restrictions on political expression.”
Tobacco, Politics and Religion

« permettre aux médecins et infirmières de porter de tels signes constituerait un accommodement religieux, un privilège accordé aux religions,[…] Ces accommodements religieux constituent forcément des entorses à la neutralité religieuse. »
Plaidoyer pour la laïcité dans les hôpitaux

“Locke is probably the reference for secularism in the English speaking world, but I would call his vision pseudo-secularism because of its assumption that everyone with any concept of ethics, any right to live in society with others, has a religion, and indeed a theistic religion.”
Secularism: Lockean and Republican

« Plusieurs croyants, dans le but d’obtenir un privilège ou un accommodement, veulent nous faire croire que leur pratique religieuse serait une « obligation », c’est-à-dire quelque chose d’inné, d’intime et d’immuable. Mais c’est un leurre, »
The Myth of Religious Obligations

“The arrogance and paternalism of British imperialism have been recycled and repackaged as multiculturalism.”
Hate Quebec, Hate Secularism

« la dénégation du droit d’apostasier est étroitement liée à la mentalité essentialiste qui soutient le multiculturalisme et le mythe de l’obligation religieuse. »
Apostasy is a Human Right

“use of the censorious accusation of ‘Islamophobia’ enables Islamofascism by making it even more difficult to criticize the excesses of political Islam and Islamist theocracies. In particular this harms the people who are already in a difficult position: gays, other sexual minorities, apostates, etc. who are persecuted by Islam.”
Pride & Shame in Toronto & London

« Une récente manifestation à Montréal par des militants soi-disant “anti-racistes” montre encore une fois que les ennemis de la laïcité manquent tristement d’intégrité morale et intellectuelle. »
The Moral and Intellectual Bankruptcy of Antisecularists



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An Open Letter to the Council of Canadians

2019-02-12 Epilogue ajouté le 2019-02-13

In this blog, I respond to an article which appears on the website and in a bulletin of the Council of Canadians. The article, which apparently represents the position of the Council, associates the massacre of January 29th 2017 with so-called “Islamophobia,” “racism” and “white supremacy” and exploits the massacre in order to denigrate secularism and vilify those who support it.

Sommaire en français Je répond un article paru récemment sur le site web et dans un bulletin du Conseil des Canadiens (Council of Canadians). Ce texte, qui représente apparemment la position du Conseil, associe le massacre du 19 janvier 2017 aux soi-disant « islamophobie », « racisme » et « suprémacisme blanc » et instrumentalise cet événement pour dénigrer la laïcité et diaboliser ceux et celles qui l’appuient.

Your email bulletin of January 30th 2019, contained the following article by Rachel Small: Commemorating the second anniversary of the Quebec City Mosque attack.

The content of Small’s article is dishonest and extremely tendentious. It makes repeated use of the unacceptable expression “Islamophobia” whose purpose is to stifle legitimate criticism of both Islam and Islamism. The fact that Canada’s parliament was manipulated into adopting a motion (M-103) endorsing this concept is no excuse. Progressives have a duty to reject its use. To fear a religion, especially a monotheism such as Islam or Christianity, is not an irrational “phobia” but rather a sane and healthy response to danger. The crime committed by the assassin of January 29th 2017 was not his fear, but rather where he directed it — at innocent individuals — and how he expressed it — with murderous violence. We certainly do NOT need to fight against “Islamophobia”; rather we must encourage rational discussion and criticism of religion while directing that criticism first and foremost against ideologies (rather than against human beings) and against censorship of debate.

Even worse is the article’s conflation of religion and race. Race has absolutely nothing to do with the event. Rather, it involved religion which is completely distinct from race. Small’s evocation of “white supremacy” is completely irrelevant and so misleading as to be a bald-faced lie. The misuse of this expression is an insult to the many blacks, Jews and others who have indeed been persecuted because of that ideology, especially in the USA. Currently, white supremacism is very marginal here in Canada. However, when it did have a strong presence, when the KKK had many Canadian chapters, it was virulently anti-Catholic and anti-Quebec and engaged in acts of terrorism against French-language churches and schools. The use of “white supremacy” to characterize the motives of the 2017 mosque killer is ahistorical and an insult to all Québécois.

Small’s mention of “decades of wars against Muslim-majority countries, state policy which has normalized the killing of millions of Muslims” is particularly inappropriate. Need I remind her that we are talking about a crime which occurred here, in this country, not elsewhere? If Small wishes to complain about the foreign policy of the USA, the UK or any other country, then I suggest she take her complaint to the appropriate government instead of trying to dump the blame on someone in Quebec City.

The tendentious nature of Small’s article reaches a paroxysm when she approvingly links to two other very revealing documents: The article by Jasmin Zine in The Conversation, which has published several diatribes imbued with anti-Québécois prejudice, repeats and deepens Small’s dishonest assertions. The text by Toula Drimonis in the National Observer uses the all-too-familiar false accusation of “far-right” (and again “white nationalist”!) to slur the secularism measures proposed by the newly-elected CAQ. Both Zine and Drimonis manifest a total ignorance of secularism, in particular republican secularism (laïcité).

Si la Charte de la laïcité avait été adoptée en 2014, si les partisans de cette Charte n’avaient pas été si massivement diabolisés et ciblés par des fausses accusations diffamatoires, si la population québécoise n’avait pas été si complètement abandonnée par ses chefs politiques après la prise du pouvoir par le PLQ en avril 2014, alors le massacre du 29 janvier 2017 n’aurait probablement jamais eu lieu.

Quebec has legislation which forbids public servants from wearing partisan political symbols while on the job, an eminently judicious measure. It is both reasonable and necessary to extend this ban to religious symbols, given that religions are inevitably political when they insinuate themselves into state institutions. Both the Charter of Secularism proposed by the PQ government in 2013-2014 and the measures announced by the new CAQ government are laudable efforts which progressives have a duty to support. Neither Zine nor Drimonis makes any attempt to address the solid arguments for a ban on such symbols. Their failure to do so represents journalistic incompetence. Secularism — including banning religious symbols in government — is not only the will of the people in Quebec, it is a noble and enlightened program which helps to reduce the risk of inter-religious conflict.

Regardless of the intentions of the authors of these three articles, the objective result is opposition to secularism, complacency towards political Islam and an endorsement of anti-Québécois racism.

If the Charter of Secularism had been adopted in 2014, if supporters of that Charter had not been so overwhelmingly demonized and slandered by false accusations, if the Quebec population had not been so totally abandoned by its political leaders after the Quebec Liberal Party took power in April 2014, then the massacre of January 29th 2017 would, in all likelihood, not have occurred.

The perpetrator of the mosque shooting was a psychologically unstable individual who had been the target of bullying throughout his young life. He also feared Islamist terrorism. In addition, he, like all Quebeckers, had been for years inundated with a tsunami of propaganda condemning anyone who had even the slightest misgivings about Islam or Muslims with specious accusations of Islamophobia, racism, intolerance, xenophobia, far-right affinities and a plethora of other sins. In other words, Quebeckers were subject to incessant psychological intimidation by mainstream media and many politicians, denigrating them for having legitimate concerns, vilifying them for desiring a secular state, bullying them into silence and removing all hope of healthy debate. At some point, the young man snapped.

The attitude of Small, Zine and Drimonis is dangerous and can only increase the probability of future violent acts by stigmatizing necessary criticism of religion. If the Charter of Secularism had been adopted in 2014, if supporters of that Charter had not been so overwhelmingly demonized and slandered by false accusations, if the Quebec population had not been so totally abandoned by its political leaders after the Quebec Liberal Party took power in April 2014, then the massacre of January 29th 2017 would, in all likelihood, not have occurred. I earnestly hope that the current Quebec government will keep its secularization promises because that will help repair some of the enormous damage done by irresponsible ideologues such as Small, Zine and Drimonis.


Epilogue

Pour faire contrepoids à la propagande anti-québécoise dénoncée ci-dessous, lisez donc ceci : Le calme dans la tempête, Le calme digne, le calme fort, Léolane Kemner, Journal de Montréal, 2019-02-13.


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